CLOUD PUBLIC / CLOUD PRIVÉ… DES TENDANCES DIVERGENTES
Publié par Jean-François Maurice | Dans Informatique, Technologies | Le 06-12-2010
Fidèles lecteurs bonjour!
Le débat qui anime depuis de longs mois maintenant le monde informatique, à savoir « cloud ou pas cloud », prend aujourd’hui une nouvelle dimension.
En effet, la firme Forrester vient de faire paraître une étude qui distingue clairement le cloud computing public du cloud computing privé.
Mais avant d’aller plus loin, rapide retour sur ces deux notions fondamentales :
Cloud public : Il s’agit de l’extension du modèle d’hébergement Web, dans laquelle les entreprises peuvent externaliser des applications de commodité et des services à un tiers hébergeur (Exchange hosted chez iweb ou Google Apps par exemple).
Cloud privé : Les entreprises transforment leur centre de données en un nuage (ou Cloud en anglais) grâce à des technologies comme la virtualisation et l’automatisation (solutions VmWare notamment).
Selon l’enquête de Forrester donc, 24 % des décisionnaires d’entreprise considèrent le cloud privé comme une nécessité.
L’étude Priorités IT avance quant à elle certaines statistiques intéressantes liées aux intentions d’investissement : le cloud privé arrive en tête avec 34.3% des intentions. Suivent le cloud hybride avec 24.4% puis le cloud public avec seulement 15.4%.
On le voit, la rupture est évidente entre le cloud public et le cloud privé.
Pour ma part, le choix est fait depuis un bon moment. EGOMEDIA suit le cap du cloud privé depuis plusieurs années maintenant! Pour quelles raisons? Coûts, sécurité et conscience professionnelle!
En effet, quel chef d’entreprise responsable oserait confier ses données les plus confidentielles à un tiers hébergeur. Avec qui est-ce que je partage mon espace? Sur quel matériel roulent mes applications (Pour info, les services de base offerts par iweb proposent des machines core 2 duo avec 2GB de mémoire! Excellent pour une station de maison de retraite… mais pour un serveur franchement…de qui se moque-t-on???) Qui gère mes installations? Ont-ils des appareils de sécurité et des procédures suffisantes? Des questions qui à elles seules montrent la fragilité de ce système. Dernier exemple en date : Wikileaks! En effet, Cloud Amazon a coupé l’accès à ses services sous la pression du gouvernement… Belle preuve de fragilité et d’ingérence non sollicitée….
Autre point faible majeur. Les coûts. Prenons le cas par exemple d’Exchange hébergé. Dans notre situation, possédant 35 boîtes courriel, au coût mensuel unitaire de 18 $, nous parlerions d’un budget annuel de 7560 $.
Sur 6 ans (durée de vie moyenne d’un serveur physique), les coûts sont donc de 45360 $ dans l’hypothèse fort peu probable où nous n’augmenterions pas notre nombre de boîte courriel. Disons donc 60 000 $ pour être davantage fidèle à la réalité.
60 000 $… juste pour Exchange… Ça fait mal… très mal… trop mal!
Pour ce prix, vous pourriez acquérir un serveur physique extrêmement performant, Windows Serveur 2008 R2, Exchange Server 2010 et bien sûr virtualiser votre machine afin d’y « faire rouler » de nombreuses applications, elles-mêmes achetées grâce à cette somme. Bref, le cloud public ne soutient pas, là encore, la comparaison.
Autre lacune majeure du cloud public, la sécurité. Pour le résumer, rien de tel qu’une entrevue de Mafia Boy, le célèbre pirate informatique montréalais ayant défrayé la chronique au début des années 2000. À voir sur le site de Direction Informatique. Instructif!
Bref, le cloud public est voué à une mort certaine, du moins pour les entreprises possédant 10 salariés ou plus. À plus forte raison lorsqu’il existe des solutions aussi performantes et novatrices que VSphere. Cette application de VmWare gère intelligemment les ressources de votre infrastructure informatique et maximise les performances de vos machines. Accrochez-vous, VSphere est capable de gérer 25 serveurs physiques et jusqu’à 900 serveurs virtuels…
Indécis, rassurez-vous, il existe une solution alternative : l’hybride!



