QUAND L’HÔPITAL SE MOQUE DE LA CHARITÉ
Publié par Jean-François Maurice | Dans Technologies | Le 31-08-2009
On aura tout entendu!
Les États-Unis, par le biais de la Federal Trade Commission, entendent s’attaquer aux blogues sponsorisés qui manipuleraient selon eux l’information.
Dire que certains blogues, financés en totalité ou en partie par des entreprises privées, vantent les mérites d’un produit ou d’un service d’une manière trop subjective : je le concède.
Dire que certaines règles devraient être établies pour que l’information diffusée sur ces blogues ne soit pas trop biaisée : à la limite.
Mais dire que des poursuites ainsi que des amendes seront infligées aux propriétaires de ces blogues : alors là je dis NON.
Et puis quoi encore! Les États-Unis excellent au niveau politique, diplomatique et médiatique dans la manipulation de l’information. On ne reviendra pas sur l’épisode Bush et ses armes de destruction massive… Avez-vous déjà regardé les nouvelles sur différentes chaînes américaines. Si c’est le cas vous vous êtes sans doute déjà demandé comment un évènement X pouvait semblait aussi différent selon qu’il soit traité par Fox News, NBC ou CBS. C’est l’hôpital qui se moque de la charité!
Alors qu’on arrête de nous prendre pour des idiots. Financé ou non, un blogue se veut subjectif. Ce n’est pas un journal, c’est un blogue. Un espace où la priorité est donnée aux opinions et aux émotions de l’auteur. La transparence est la raison d’être de ces nouveaux outils de communication, aussi, un blogueur « tricheur » sera rapidement démasqué et sa popularité chutera instantanément. Ce n’est donc pas dans l’intérêt du blogueur de faire de la promotion partisane.
Selon moi, ce genre de mesure vise, non pas à protéger le consommateur, mais bel et bien à contrôler l’influence grandissante de ces nouveaux outils de communication.
Mesdames et Messieurs les politiciens, lorsque vous saurez utiliser à bon escient le potentiel phénoménal des blogues, je gage que ce genre de proposition conservatrice revienne sur la table…Mais que voulez-vous, comme le disait Jean Giono « Un homme ne va jamais plus loin que lorsqu’il ignore où il va ».





